common.er,

dans le détail


Rapide synthèse du projet de plateforme dédié aux communs numériques

Les communs se présentent avant tout comme des formes institutionnelles originales. Beaucoup de commentateurs et d’acteurs de ce secteur spéculent sur la réalité de cette forme d’organisation nouvellement redécouverte. Nous avons déterminé dans le mémoire L’horizon des communs que l’une des choses qui caractérise principalement les communs se trouve être la notion de faisceaux de droits. Les faisceaux de droits offrent une vue réticulaire de la notion de communs, la construction d’une plateforme qui valoriserait ce secteur à partir de ce principe doit développer ses modalités de fonctionnement comme tel. En effet, le moins que l’on puisse dire, c’est que le secteur des communs souffre de certains problèmes qui enrayent en partie leurs dynamiques, pourtant avérées. Cela est probablement du au fait de la jeunesse de ce mouvement, l’ouverture de ce secteur à l’audit permettrait néanmoins de mieux pouvoir l’appréhender.

Les enjeux exprimé par rapports à cette problématique de visibilité des communs dans la  société sont les suivants :

  1. la représentation, soit la possibilité de comprendre rapidement pour quiconque la forme institutionnelle générale des communs et de pouvoir en pratiquer le « design » ;
  2. l’intelligibilité, la mise en évidence des effets que produisent les communs à travers la visualisation de donnée ;
  3. l’écosystéme, pour permettre aux commoners de se reconnaître et de travailler ensemble lorsque c’est possible.

Le premier pas vers cette plateforme passe donc par un travail de recherche fouillé pour mettre acte ces trois enjeux.

Rendre intelligible et rendre pratique

J’ai volontairement divisé la plateforme en deux parties. D’un coté une web application qui fournirait la réponse aux enjeux de la représentation et de l’intelligibilité, et d’un autre coté une plateforme de gestion de projet dont la gouvernance se cale sur une procédure inspirée des réflexions de Paul Ricœur en matière de démocratie 01. Il s’agit donc à la fois de permettre de pratiquer les communs et de mettre à contribution l’intelligence collective des commoners en mouvement afin d’élaborer des outils spécifique à ce secteur. Mais aussi de formuler de manière puissante ce que sont les communs pour les rendre visible et leur permettre d’émerger dans le débat public plus aisément.

Ces deux pans de la plateforme seront décrit plus en profondeur prochainement.

Paul


Notes de l’auteur

  1. Définition de la démocratie selon le philosophe Paul Ricœur : « Est démocratique, une société qui se reconnaît divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêt et qui se fixe comme modalité, d’associer à parts égales, chaque citoyen dans l’expression de ces contradictions, l’analyse de ces contradictions et la mise en délibération de ces contradictions, en vue d’arriver à un arbitrage  ».